24 Heures Du Mans : Un Grand Vide Pour Le Tkf
Tout était en place, le show n’avait plus qu’à démarrer.


Julian Mazuecos va prendre le départ - Photo : Esprit-Racing
Julian Mazuecos va prendre le départ Photo : Esprit-Racing


De mémoire de Christian Bourgeois, Team Manager historique de Team Kawasaki France, ça ne s’était jamais produit. 5 tours et puis s’en va, tout s’en va.


Plusieurs mois d’efforts, de travail, d’essais, de mise au point, d’organisation, de motivation, d’investissement, de peaufinage pour disposer du meilleur matériel et de la meilleure équipe afin de se donner le maximum de chances de victoire, tout cela annihilé au bout de quelques minutes.

Ils étaient fin prêts, et l’équipe de Gilles Staffler, le responsable technique du team avait bien négocié le rush de cette dernière semaine avant l’affrontement final et son verdict sensé sanctionner tout le travail effectué en amont, la compétence des intervenants et la qualité du matériel employé.

Devant, lors de la première et de la dernière séance d’essais libres (warm-up), la 11 a quasiment toujours occupé le podium virtuel de ces roulages préparatoires, sa plus mauvaise position de la semaine étant la quatrième place récoltée lors de la deuxième séance d’essais nocturnes sur piste mouillée.

Tout était en place, le show n’avait plus qu’à démarrer.

5 tours, la Kawasaki en tête de la meute des 56 motos qualifiées, c’est bien parti. Mais le destin en a voulu autrement et, à l’entame du sixième tour, dans la courbe la plus rapide du tracé, Julian Mazuecos qui a pris le départ, a commis l’irréparable.
La météo capricieuse l’a bien aidé dans cette bévue puisque ses pneus slicks n’ont pas supporté l’averse qui est venue arroser le tracé manceau.

Comment lui en vouloir, le style généreux de ce pilote ibère très rapide ayant maintes fois enthousiasmé son équipe, les pilotes concurrents dépassés et le public sensible au spectacle offert.

Je n’étais pas là, mais j’imagine aisément le désarroi de toutes les personnes impliquées dans l’aventure, psychologiquement préparées à se battre durant 24 heures et misent au chômage technique après seulement quelques minutes.

C’est la course et la « glorieuse incertitude » de ce sport prend ici toute sa dimension. La réussite n’en est que plus belle lorsqu’elle a lieu et la saison ne fait que commencer …

Bertrand Sebileau pour Kawasaki France
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World-Endurance - Webteam - 28/04/2008 09:54:02