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WORLD-ENDURANCE.COM | 02.08.19 | 09:46 WORLD-ENDURANCE.COM | 02.08.19 | 09:46


Si vous avez suivi les 8 Heures de #SUZUKA ce week-end des 27 et 28 juillet vous avez pu remarquer que la fin avait été pour le moins très mouvementée (casse moteur, chute) ! La sortie du drapeau rouge à cinq minutes du drapeau à damiers a perturbé tout le monde et personne ne savait qui était vainqueur ! #FIM #EWC


L'endurance c'est beau mais dur et encore une fois on en a eu la preuve !

C'était la dernière pour « le chef Méliand » et le titre était à portée de roues ! Malheureusement, le destin en a décidé autrement ! Casse moteur à cinq minutes de la fin alors que le titre était pratiquement joué !  « Le chef » ne partira pas à la retraite avec une seizième couronne mondiale !

Une troisième place au classement général laissera un goût d'amertume et, sur le podium, les pilotes n'avaient pas le cœur à la fête, tristesse que j'ai partagée ! C'est bien simple : quand les pilotes pleurent de joie, je pleure, s'ils pleurent de déception, je pleure ! Je suis tout le temps à fond avec eux !

La mésaventure est arrivée alors qu'Etienne MASSON était au guidon de la Suzuki n° 2 !
Etienne, je l'ai rencontré ce mardi 30 juillet avec José KUHN (coach de Freddy FORAY) ! Tous les deux rentraient directement de SUZUKA ! Après avoir atterri lundi à 17 Heures, ils ont pris la direction de MAGNY-COURS pour être présents sur le stage H2S qui se déroulait le mardi et le mercredi ! J'vais pas dire qu'ils étaient frais comme des gardons car ils étaient un peu vaseux quand-même (7 heures de décalage) mais ils étaient au top pour assurer leur rôle d'instructeurs !

C'est donc après cette première journée de stage que j'ai pu discuter avec Etienne !


Raconte-moi ton week-end à Suzuka !
C'était un week-end compliqué ! Tout se déroulait très très bien, comme prévu, jusqu'à cinq minutes de l'arrivée où la moto a décidé de nous lâcher ; c'est la première fois qu'on a un gros souci de moteur avec cette moto ; le moteur n'a donné aucun signe de faiblesse auparavant et j'ai été le premier étonné quand il a cassé ; c'est moi qui pilotais ; il fonctionnait parfaitement encore à vingt secondes avant qu'il ne lâche ; c'est dommage parce qu'on perd énormément sur ce coup et parce que l'équipe a énormément travaillé pour développer cette moto comme on le souhaitait ; on était arrivé à vraiment la fiabiliser et à en faire une vraie moto d'endurance pour qu'elle soit compétitive sur 24 heures ; malheureusement on gâche tout à cinq minutes de la récompense suprême. Voilà c'est comme ça !


Pour sa dernière course, « le chef » a dû être dépité ?
Oui, comme toute l'équipe. Il y a « le chef » mais il y a aussi tous les gens qui bossent sans arrêt pour atteindre notre but ; c'est sûr qu'on aurait quand même aimé offrir un meilleur cadeau au chef pour sa retraite ; tout le monde méritait de gagner, de décrocher le titre qu'on essaie de rattraper depuis deux ans et là on n'était pas loin du but.


Après avoir remporté deux titres mondiaux avec le SERT et Dominique, tu vas entamer ta sixième année avec un nouveau « chef » : Damien SAULNIER (Team-manager du Junior Team).
Oui. C'est Damien qui reprend les rênes du SERT ; on espère que ça se passera bien ; normalement ça le fera ; il y a beaucoup de travail parce qu'il y a beaucoup de changement au niveau du personnel ; il va falloir que tout se mette en place ; on n'a pas énormément de temps avant le Bol d'Or (un mois et demi avant le Bol et un mois avant les pré-Bol) ; il va falloir réceptionner les motos du Japon et refaire un petit peu de travail pour les remettre d'aplomb ; j'espère qu'on sera prêts pour le Bol.


Vincent (PHILIPPE) il prend lui aussi sa « retraite » ou pas ?
Il va faire officiellement le Bol d'Or et SEPANG avec le SERT ; pour l'instant, il voudrait arrêter avec le SERT en fin d'année mais il ne sait pas encore s'il roulera l'année prochaine ; il a des projets pour la suite qui sont en dehors de la compétition moto ; il pense à l'après-carrière et il a raison.


Si Vincent part il va falloir trouver un troisième pilote et ça va, peut-être, être le plus dur ?

Le plus dur je sais pas parce que quand on demande à un pilote s'il veut rouler au SERT, qui est une bonne équipe, c'est pas trop difficile. Après, il faut trouver le bon compromis entre un pilote qui a de l'expérience en endurance, un pilote qui est rapide et un pilote avec qui on s'entend bien. Normalement, ça ne devrait pas être trop dur à trouver !


Merci Etienne pour cet entretien et bonne chance pour la suite avec le nouveau « chef » !



Renée DURIN





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