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WORLD-ENDURANCE.COM | 15.04.12 | 20:52 WORLD-ENDURANCE.COM | 15.04.12 | 20:52


Au terme des 24 heures de course, la Kawasaki n° 11 du SRC a franchi en tête la ligne d'arrivée du circuit de Nevers-Magny-Cours pour remporter le 76ème Bol d'Or avec seulement 1mn41s d'avance sur la Suzuki. C'est la première victoire de Kawasaki au Bol d'Or depuis 1997.


La compétition a connu des rebondissements jusque dans les dernières minutes avec une énorme bagarre pour la première place et une lutte épique pour la troisième.

La Kawasaki victorieuse pilotée par Julien Dacosta, Grégory Leblanc et Olivier Four devance la Suzuki n° 1 du SERT qui n'a rien lâché malgré une chute de Vincent Philippe en début de course qui lui a valu une fracture de la clavicule et a contraint ses deux coéquipiers Anthony Dehalle et Fabien Foret à poursuivre l'épreuve à deux pilotes seulement.

La Yamaha n° 7 du YART a ravi la troisième place à la Yamaha du GMT 94 dans la dernière heure de course. Au départ, samedi à 15 h, la Suzuki n°1 a pris le large grâce à des relais très appuyés de Vincent Philippe. La course a connu son premier gros tournant avec l'arrivée de la première grosse averse à 19 heures qui a fait chuter le pilote Suzuki qui s'apprêtait à regagner les stands.
Dès lors, la Kawasaki n° 11 a pris le large, comptant jusqu'à trois tours d'avance sur tous ses poursuivants. La BMW n° 99 du Motorrad France était le premier favori à abandonner après une grosse chute de Damian Cudlin.

Pendant la nuit, les deux pilotes valides de la Suzuki du SERT, Anthony Delhalle et Fabien Foret, ont effectué une remontée héroïque en enchaînant les doubles relais. La pluie a refait son apparition au matin. Au gré des ravitaillements et des stratégies de pneus, la Suzuki a repris la tête de la course. Un mano a mano s'est engagé entre les deux équipes, la Kawasaki n° 11 et la Suzuki n° 1. Jusqu'au bout des 24 heures, l'incertitude sur le nom du vainqueur est restée totale, la Kawasaki ne prenant l'avantage que dans les tous derniers instants.

Le Yamaha GMT 94, au prix d'une très belle régularité, a tenu la troisième place pendant près de 22 heures. Jusqu'à ce que l'autre Yamaha, celle du YART, en embuscade, surgisse dans la dernière heure, avec un énorme double relais d'Igor Jerman, pour monter sur le podium. Un Bol d'Or indécis jusqu'à la fin.
En Superstock, la lutte a été aussi haletante. La Kawasaki n° 24 du 3D Endurance devance finalement la BMW du team Penz 13 Kraftwerk Herpigny Racing.


Classement final :

1-Kawasaki SRC (Dacosta/Leblanc/Four), 781 tours
2-Suzuki Endurance Racing Team (Philippe/Delhalle/Foret) à 1:41.055
3-Monster Energy Yamaha YART (Jerman/Martin/Giabbani) à 5 tours
4-Yamaha GMT 94 Michelin Yamalube (Checa/Foray/Lagrive) à 0:55.264
5-Yamalube Folch Endurance (Ribalta Bosch/Dos Santos/Tizon Ibanez) à 16 tours


Interviews pilotes :


Olivier Four, pilote SRC Kawasaki, vainqueur :
« C'est ma troisième victoire, les trois sont très différentes. Pour nous, c'est une continuité avec la victoire au Mans en 2011. Je manque de rythme sur le sec donc j'ai moins roulé que mes camarades au début. Ma mission c'était de donner le meilleur sous la pluie ».

Julien Dacosta, pilote SRC Kawasaki, vainqueur : « A un moment, je me suis dit que si le SERT l'emportait, j'arrêterais l'endurance ! Heureusement, on a gagné. Les voir enquiller des tours à deux, ça en a épaté plus d'un. On a fait notre course, on a essayé de leur mettre la pression ou de les distancer. On s'est dit que si on creusait l'écart, ça porterait ses fruits en fin de course. En fait, ils n'ont jamais cédé. On a hésité sur des choix tactiques dans la nuit et ils sont revenus progressivement. Il fallait tout refaire mais finalement on a eu le dernier mot. On est allé au maximum à chaque fois. »

Grégory Leblanc, pilote SRC Kawasaki, vainqueur :
« C'est une victoire qui a été très compliquée. Il faut féliciter Anthony Delhalle et Fabien Foret qui nous ont donné du fil à retordre. On a dû pousser toute la nuit. Sous la pluie, on a envoyé notre grenouille, Olivier Four, pour finir la course. Moi je n'ai fait que des relais sur le sec. »

Gilles Staefler, team-manager du SRC Kawasaki, vainqueur : « Quand la Suzuki est remontée, ça m'a un peu inquiété. Je savais que Dominique Méliand ne lâcherait rien. On a poussé tous les deux pour l'emporter. Cette année ça a souri à Kawasaki. On est des sportifs dans l'âme. »

Vincent Philippe, pilote SERT, deuxième : « J'ai la clavicule cassée, la même qui s'était brisée au Mans. Je pense que je vais devoir passer sur le billard cette fois. J'ai commis une petite erreur d'appréciation de l'état de la piste. Cela nous coûte la victoire, je m'en excuse. Je tire mon chapeau à mes deux coéquipiers qui ont fait un truc de dingue pendant 20 heures. Avec une mention pour Fabien Foret, qui est quand même en tête d'un championnat du monde de vitesse, qui vient nous donner un coup de main pour le Bol d'Or et qui a tenu mentalement. Bravo à lui et Anthony Delhalle ainsi qu'à toute l'équipe. »

Fabien Foret, pilote du SERT, deuxième :
« Je m'en rappellerais de ce Bol d'Or, c'est sûr. Je félicite Anthony Delhalle et je suis désolé que Vincent Philippe soit tombé et se soit blessé. La Kawasaki mérite sa victoire. Je remercie l'équipe et le team-manager, Dominique Méliand. J'ai donné tout ce que j'ai pu, je ne regrette rien et je suis vraiment très fatigué. »

Anthony Delhalle, pilote du SERT, deuxième :
« Quand j'ai appris la chute et la blessure de Vincent Philippe, j'ai essayé d'occulter ce fait de course. J'ai pris la moto après les réparations et je n'ai pas pensé qu'on était deux pour le restant de la course. Je me suis donné à fond sur tous les relais. Avec les conditions climatiques, on savait que ça pouvait basculer très vite. Il fallait y croire. C'est horrible de faire un choix de pneus qui engage mon coéquipier. La lecture de la piste était difficile. Le c?ur battait fort au moment de donner les informations sur la piste. »

Dominique Méliand, team-manager du SERT, deuxième : « Lâcher n'est pas un mot qui appartient à mon vocabulaire. Ma seule envie était de mettre l'équipe Kawasaki à terre. On est sportifs, bagarreurs. On ne va pas commencer à calculer sur le championnat. J'ai une pensée pour Vincent Philippe qui avait envie de se battre. J'ai une pensée pour mes deux lascars (Fabien Foret et Anthony Delhalle) qui ont tout donné, qui se sont vidés complètement, qui ont tourné la poignée quand je le leur disais, sans poser de question. Je garderai de nombreux souvenirs de ce Bol d'Or. »

Gwen Giabbani, pilote YART, troisième :
« On a chassé le GMT pendant 22 heures. Les deux premières places n'étaient pas accessibles pour nous. On a joué au yo-yo avec la GMT. A deux heures de la fin, on a cru que c'était terminé. Et puis Igor a eu un coup de génie qui nous a permis de concrétiser le podium. »

Igor Jerman, pilote YART, troisième : « On pensait à attraper le YART pendant toute la course. Au dernier relais, le team-manager m'a demandé de continuer, je n'en pouvais plus mais je suis reparti. J'ai poussé jusqu'à la limite et finalement je l'ai rattrapé. »

Steve Martin, pilote YART, troisième :
« Pour nous, cette troisième place est une victoire. On n'avait pas fini le Bol d'Or depuis 2007. Les conditions climatiques étaient très dures. Et puis Igor est devenu fou et très rapide, je le remercie. »



Plus d'infos et résultats complets sur www.boldor.com





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