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WORLD-ENDURANCE.COM | 02.02.12 | 22:32 WORLD-ENDURANCE.COM | 02.02.12 | 22:32


Les 24 Heures du Mans demeurent depuis 1923 comme étant le plus impitoyable des laboratoires pour les constructeurs automobiles. Ce constat est encore plus de mise cette année avec l’accent donné par deux grandes marques alignant chacun deux prototypes hybrides. Plus que jamais la course des 24 Heures du Mans évolue en symbiose avec son temps.


L’Hybride au centre des débats
Quatre prototypes de catégorie LM P1 prendront le départ des 80e 24 Heures du Mans propulsés par des moteurs hybrides. Et ces quatre voitures sont le fruit des travaux de deux des trois plus grands constructeurs automobiles mondiaux. Entre Audi et Toyota, l’enjeu se résume simplement : qui imposera pour la première fois une telle motorisation au terme des 24 Heures du Mans ?

Le géant japonais a relevé le gant du tenant du titre et alignera deux machines entièrement neuves baptisées TS 030 Hybride. Audi, qui reste sur deux victoires de suite dans la Sarthe, travaille aussi ardemment sur cette technologie et a demandé l’engagement de deux R18 ainsi propulsées. Néanmoins, la marque allemande alignera deux autres LM P1, R18, évolutions de la voiture victorieuse en 2011.

La bataille qui se profile entre Audi et Toyota perpétue la grande tradition mancelle des duels impitoyables sur deux tours d’horloge. L’histoire retiendra néanmoins que c’est l’écurie suisse Hope Racing qui engagea en 2011 le premier prototype hybride aux 24 Heures du Mans ; une équipe qui revient de nouveau cette année mais est encore inscrite sur la liste des suppléantes.


Des outsiders mieux armés que jamais par les géants japonais
Pour venir s’immiscer dans le grand duel qui se prépare, d’ambitieuses écuries ne manquent pas d’arguments. Et ces arguments sont en partie délivrés par les grands constructeurs nippons. La présence de deux toutes nouvelles Honda Performance Development ARX 03a engagées par les équipes JRM et Strakka Racing peut mettre le feu aux poudres dans le peloton de tête. En 2011, lors de son baptême de la compétition, un exemplaire de cette voiture avait terminé deuxième des 12 Heures de Sebring, se battant de bout en bout parmi les meilleurs Diesel Peugeot et Audi. Forts de pilotes d’expérience (à commencer par David Brabham, ancien vainqueur des 24 Heures du Mans), d’une grande connaissance de la discipline et d’un moteur au brio certain : ces deux prototypes ont le potentiel pour s’immiscer dans la lutte en tête. Avec Toyota officiellement de retour après douze ans d’absence et qui soutient en plus Rebellion en tant que motoriste (mais avec des moteurs classiques) ; avec la présence de Mazda auprès du Dyson Racing, performante écurie américaine effectuant son retour avec, parmi ses pilotes Guy Smith, vainqueur en 2003 ; avec l’implication toujours plus importante de Honda engageant deux machines redoutables et le soutien réaffirmé de Nissan auprès de Signatech en LM P2, les constructeurs japonais démontrent une fois de plus leur attachement aux 24 Heures du Mans.


Pescarolo voit double
De retour en 2011 avec une seule voiture, l’écurie d’Henri Pescarolo s’alignera cette année avec deux prototypes dans la catégorie reine. Depuis 1996, à l’exception notable de 2009, cette équipe a toujours évolué aux avant-postes, que ce soit avec des châssis Courage comme les siens propres ou une 908 HDi FAP Peugeot. L’année dernière, un excellent résultat s’entrevoyait avant une sortie de route fatale suite à un orage soudain alors que la place de sixième tendait les bras à l’équipe renaissante. Cette année, Pescarolo Team engage deux machines : la toute nouvelle Pescarolo 03-Judd et une Dome à moteur Judd pour le compte du constructeur japonais. Cette dernière est une évolution de celle vue au Mans en 2008. Enfin, le OAK Racing aligne de son côté une LM P1 sur base Pescarolo qui est une évolution de la voiture engagée l’année dernière. Une voiture qui effectua une fin de saison en trombe en 2011 et qui, bien pilotée, avance aussi des arguments impressionnants.


Les trois plus grands constructeurs mondiaux au départ
Grâce à ses catégories LM P et GTE, le règlement des 24 Heures permet aux plus grands constructeurs automobiles de trouver le parfait accord avec leurs velléités sportives et commerciales. Ainsi Audi, Toyota et Morgan – de retour aussi – privilégient directement la catégorie des prototypes alors que Corvette, Ferrari, Porsche et Aston Martin s’engagent officiellement et directement en LM GTE par le biais d’équipes satellites. Au Mans cette année s’affronteront directement les trois plus importants constructeurs mondiaux à fin 2011 : GM (par le biais de Corvette), VAG (grâce à Audi) et Toyota.


LM P2 : La catégorie la plus fournie
Avec dix-huit prototypes retenus en catégorie LM P2, ce plateau compte sept unités de plus qu’en 2011 !
Le règlement limitant les coûts (*) tout en garantissant une sportivité parfaite, a ouvert des perspectives à maintes écuries privées ou soutenues directement par des constructeurs à l’image de Signatech par Nissan. Cette dernière structure, victorieuse en ILMC en 2011, aligne de nouveau deux châssis Oreca 03. Face à elles, le tenant du titre, le Greaves Motorsport avec non plus une mais deux Zytek Z11 à moteur Judd, Level 5 Motorsport redoutable en ILMC en 2011 ou encore de toutes nouvelles équipes : Gulf Racing Middle East (engagée en LM GTE Am en 2011) avec deux Lola B12, Lotus qui engage aussi un châssis Lola mais avec un moteur maison, etc. Le LM P2 joue parfaitement son rôle de trait d’union entre les séries Le Mans et les 24 Heures puisque nombre de structures engagées (Greaves, Boutsen Ginion Racing, Level 5,…) le sont aussi en ELMS ou ALMS. Les types de châssis différents sont au nombre de six, les motorisations de quatre : jamais cette catégorie ne s’était aussi bien portée.
* De manière à réduire les coûts, le prix de vente d’une voiture neuve complète, sans moteur, ne doit pas excéder 345 000 €.


Morgan is back
Cinquante ans après la victoire en 1962 d’une Morgan Plus 4 Super Sport dans la classe 1601 à 2000 cm3 (distance totale parcourue : 3 629,288 km à 151,220 km/h de moyenne), le constructeur britannique Morgan Motor Company est de retour officiellement dans la Sarthe grâce au partenariat passé avec l’écurie française OAK Racing. Les OAK-Pescarolo LM P2 2012 deviennent des Morgan LM P2. Ces Morgan LM P2 seront fabriquées par la partie constructeur de OAK Racing, Onroak Automotive, basée au Mans. Un partenariat qui ouvre l’opportunité pour les futures Morgan d’une avancée technologique avec la mise en oeuvre de matériaux comme le carbone et d’un aérodynamisme de pointe, des éléments prépondérants sur les LM P2. Deux exemplaires prendront part aux 24 Heures du Mans, propulsées par des moteurs Judd.


LM GTE : le succès continue
Depuis 2011, les catégories GT ne font plus qu’une au Mans avec les LM GTE, divisées en deux groupes : LM GTE Pro – les pilotes étant professionnels – et LM GTE Am (voitures de la saison précédente à bord desquelles un seul professionnel est toléré). L’année dernière, la victoire au Mans est revenue à Corvette après une lutte homérique face à Ferrari et BMW. General Motors – redevenu récemment le plus grand constructeur mondial en terme de volumes de voitures produites – remet sa couronne en jeu avec deux Corvette C6 ZR1 officielles en GTE Pro et deux autres semi-officielles engagées par Larbre Compétition en LM GTE Am. Ferrari, qui a dominé la saison ILMC en GTE Pro, grâce à sa nouvelle 458 Italia soutient de nouveau officiellement AF Corse dans son nouvel assaut sur Le Mans, l’équipe italienne engageant quatre exemplaires (deux en Pro, deux en AM). Face à ces duettistes Aston Martin Racing s’engage officiellement avec deux Vantage (une en Pro, une en Am) après une année 2011 décevante avec sa LM P1. Porsche bien sûr présente aussi des arguments sérieux avec ses équipes satellites et ses pilotes officiels pour faire de nouveau briller sa 911 RSR.


56e Stand : DeltaWing confirmé

C’est bien le projet américain DeltaWing qui se voit offrir le 56e garage de la ligne droite des stands du circuit du Mans. Alors que traditionnellement l’accroissement des performances en compétition passe par l’accroissement de la puissance des moteurs et des appuis aérodynamiques, le concept DeltaWing a pour objectif de réduire toutes les consommations (carburant, huile, pneus…) sans réduire la performance. Cette machine, dotée d’un nez long et plongeant ainsi que d’une face avant très étroite, est équipée d’un moteur de 1,6 l turbocompressé, développant 300 chevaux à 8 000 tr/min. L’appui est généré uniquement par le fond d’une voiture prévue pour être très légère (475 kilos) et ce sans ailerons supplémentaires. Cette voiture sera engagée hors classement mais devra répondre à toutes les garanties de sécurité et de performance exigées par l’Automobile Club de l’Ouest pour être acceptée à se présenter aux essais qualificatifs.
A noter que Green GT, un des trois projets candidats à cette place dite du ‘’56e stand’’, pourrait essayer sa voiture à hydrogène lors de la Journée Test, le 3 juin 2012.



Toutes les infos sur www.lemans.org



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