Interview De Lucas De Carolis Du Team Power Bike
71ème Bol d'Or Circuit de Nevers Magny-Cours

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Interview de Lucas De Carolis du Team Power Bike

Interview de Lucas De Carolis du Team Power BikeJeune homme tout juste âgé de 20 ans, pilote émérite et vice champion de France en 2006 ( catégorie French Cup ), fraichement diplômé d’un D.U.T. du génie civil, Lucas De Carolis est le dernier petit virtuose de la moto trouvé par David Barrot, le manager du Team Power Bike.
Il défendra les couleurs du team narbonnais lors de ce 71ème Bol d’Or.
Ce sera sa troisième participation à cette épreuve où il a connu l’abandon sur casse mécanique l’année dernière.
Il en a retiré de l’énergie supplémentaire, de l’expérience et une envie féroce de répondre aux attentes et aux espoirs placés en lui.

Lucas, comment abordez-vous ce Bol d’Or 2007 ?
Sans pression particulière. Avec l’envie seulement de terminer et d’atteindre l’objectif que nous nous sommes fixés avec les autres pilotes ( Patrick Piot et David Perret ).


Quel est l’objectif du Team Power bike ?
Celui de terminer dans le top 10 et si nous faisons une course sans faute de rentrer peut-être dans le top 5. Sans prétention, cette performance est réalisable.


Comment se sont passés les premiers essais ?
Je n’ai pas eu trop le loisir d’effectuer suffisamment de tours pour prendre mes repères sur cette Yamaha R1.
Nous devons valider aujourd’hui et demain quelques réglages de suspension et quelques choix de pneus.
Par contre, je suis fier de courir avec Patrick Piot qui a été mon idole quand j’ai commencé à courir. Il reste un exemple que je m’efforce de suivre.
Quant à David Perret, nous avons commencé ensemble notre carrière. Nous nous donc connaissons parfaitement.


Comment avez-vous préparé cette course d’endurance de 24 heures ?
Pour la première fois, j’ai travaillé avec un préparateur physique et un nutritionniste.
Depuis le mois de juillet, date à laquelle David Barrot m’a proposé d’intégrer le team, je suis à la lettre un programme d’entraînement.
Ce qui a pour effet aujourd’hui que j’ai le sentiment d’être prêt. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans mon corps et dans ma tête.


Comment gérez-vous une course d’endurance ?
Chaque relais dure 50 à 55 minutes. Notre plan de course n’est pas encore définitif.
Il nous faut rentrer quelques données chiffrées supplémentaires que nous recueillerons pendant les essais officiels.
Sinon, entre deux relais, je donne mes sensations et les informations sur le comportement de la moto au manager. Je prends le temps de m’alimenter et de dormir un peu. Une demie-heure me suffit.


Quel est le moment le plus difficile à vivre pendant une course de 24 heures ?
Sans conteste, l’heure la plus difficile à vivre est celle qui précède le lever du jour. Vers 6 heures du matin. Il faut redoubler de concentration pour ne pas partir à la faute sur la moto.
Ensuite, dés que le jour arrive, vous vivez une période d’euphorie.


Aimeriez-vous prendre le départ de la course samedi ?
J’ai eu la chance de le faire en 2005 lors de mon premier Bol d’or. C’est un moment unique où vous avez le sentiment d’être observé par 70 000 personnes.
Il faut adopter un rythme respiratoire régulier, essayer de faire abstraction de la pression et quand le starter donne le signal du départ, vous courrez vers votre moto ,l’enfourchez et c’est parti. C’est un moment fabuleux à vivre et oui j’aimerais pouvoir le rééditer. J’en serais fier et heureux.


Quels sont vos objectifs pour 2008 ?
Concourir en championnat de France superbike. Monter mon propre team avec mes mécaniciens, un cuisinier et défendre ainsi mes chances au maximum. Le budget est de l’ordre de 70 000 euros.
J’essaie de le réunir en ce moment. Je voudrais devenir à court terme champion de France et poursuivre ma carrière ensuite en championnat du monde. Je vais me battre pour cela.


Propos recueillis de Magny-Cours par Frantz Delagrange



Mis en ligne le 14/09/2007 : par Webteam