| Objectif : Rentrer Dans Le Top 5 Pour Le Team Power Bike |
| 15 & 16 septembre 2007 - Bol d'Or |
Objectif : rentrer dans le top 5 pour le Team Power Bike Les 15 et 16 septembre prochains, aura lieu le Bol d’Or. Pour le sport motocycliste c’est l’événement majeur de l’année. Le rendez vous de tous les passionnés de moto. Leur coupe du monde à eux. Prés de 100 000 spectateurs viendront assister à cette épreuve sur le circuit de Nevers Magny Cours. 57 équipages, 10 nationalités, se disputeront devant eux l’insigne honneur d’être le meilleur. Tout simplement. Le Team Power Bike Narbonne y participera pour la 6ème fois. Peut-être la dernière de son existence. « Je veux rentrer dans le top 5 » s’exclame David Barrot, le créateur et le patron du team. « Nous n’avons jamais été aussi proches de pouvoir réaliser ce résultat. La moto est performante, l’équipage est composé de trois leaders du championnat de France superbike. Tous les membres, bénévoles je le rappelle, du team sont gonflés à bloc. Il suffirait que le chat noir nous quitte. » En effet, lors des derniers 24 heures du Mans, la moto n°113 quittait la course le dimanche à 3 heures du matin moteur cassé. La 6ème place des essais et l’espoir que cette performance avait engendré s’était anéanti dés le tour de chauffe et la casse du bras oscillant de la roue arrière. Les pépins n’avaient pas cessé ensuite de s’enchaîner jusqu’à l’abandon en pleine nuit. Dans les regards fatigués, les yeux quelquefois rougis par des larmes discrètes, la détermination déjà se lisait. Aucune pression Aujourd’hui, l’arrivée de Lucas de Carolis ( 2ème du championnat 600 supersport 2006 ) et celle de David Perret ( 2ème du championnat de France 600 supersport 2007) qui viennent apporter leur rapidité et leurs compétences à celles de Patrick PIOT ( 3ème du championnat de France superbike 2007 ) et à celle de Cyril Huvier, pilote remplaçant, rend homogène et compétitif cet équipage. « Celui-ci est cohérent. Chaque pilote a, dés les pré-essais du Bol d’Or et sous la pluie, amené ses qualités, sa motivation au service du collectif. Ils ont tous les trois quelque chose à prouver, une revanche à prendre peut-être » ajoute Denis Provent, le manager et tacticien de l’équipe. David Perret, âgé de 22 ans et qui en est à son 3ème Bol d’Or, a pris ses marques lorsqu’il a pu effectuer ses premiers tours sur la Yamaha R1 : « nous avons parcouru qu’une vingtaine de tours en deux jours. Mais j’ai eu de suite de bonnes sensations. Le châssis sur la pluie s’est bien comporté, la moto est puissante. Je n’ai de plus pas chuté. C’est bon pour la confiance. Mon objectif est d’abord de réaliser de bonnes qualifications. Etre dans les cinq premiers sur la grille de départ me paraît réalisable. Ensuite nous aviserons. Nous n’avons aucune pression. Ce sont les équipes d’usine qui l’ont. » Un Bol d’Or relevé « Jamais un Bol d’Or n’a été aussi relevé ! Mais jamais également le team n’a été aussi fort. Nous sommes prêts. Je demanderais à mes pilotes de courir en professionnel. Ils auront chacun leur tableau de marche, leur objectif personnalisé. Lors des 24 heures du Mans, j’ai eu le sentiment de n’avoir pas été compris. Pour rivaliser avec les deux équipages Suzuki, la GMT 94 ou les équipes d’usine Kawasaki ou Honda, il n’y a pas de secret. Compte tenu de nos budgets respectifs, il nous faut être forts dans la tête et sur la piste, dans les stands également. Il faut que nous puissions compter sur des faits de course où notre capacité de réaction et d’adaptation pourra s’exprimer. Notre budget est dix fois inférieur à celui des grosses écuries. Soyons donc 10 fois plus imaginatifs » précise David Barrot. Denis Provent ajoute : « Si la pluie se met à tomber pendant la course, nous pourrons mettre en place certaines stratégies. Nous sommes la seule équipe à courir sur des pneus Michelin de 16 ½ pouces. Cela nous permettra de prendre des initiatives. De pouvoir peut-être gagner des places et rentrer dans le top 10 voire mieux. Un podium serait tout de même inespéré. Mais vous savez, lorsque un pilote arrive à prés de 300km/h au freinage d’Adélaïde, que vous plantez les freins, que vous tombez en première et que vous négociez ce virage à 70 km/h, la stratégie est secondaire. Vous comptez surtout sur les plaquettes de freins et sur le travail de vos mécaniciens. Et cela nous savons faire. » Le mot de la fin appartient à David Barrot : « nous n’avons jamais été aussi soudés au sein du team. Ce résultat, on ira le chercher avec nos tripes ! » Frantz Delagrange www.teampowerbike.com Mis en ligne le 31/08/2007 : par Ducat53 |