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WORLD-ENDURANCE.COM | 22.09.13 | 21:29 WORLD-ENDURANCE.COM | 22.09.13 | 21:29


Pour la quatrième année consécutive, la Kawasaki n°11 du Team SRC Kawasaki remporte les 24 Heures Moto grâce à Grégory Leblanc, Fabien Foret et Nicolas Salchaud.


Bien qu'ayant joué de malchance dès le début de course et terminant 26e de l'épreuve la Suzuki n°1 du SERT, emmenée par Vincent Philippe, Julien Da Costa et Alexander Cudlin, conserve son titre de Champion du Monde FIM d'Endurance.
 
La quatrième et dernière manche du Championnat du Monde FIM d'Endurance a tenu toutes ses promesses. Le suspense aura été intense du début à la fin et tout était réuni pour réussir cette 36e édition des 24 Heures Moto. Le temps superbe, les animations de qualité et les 70 200 spectateurs ont fait de l'édition 2013 une grande fête.

Sur la piste, les 24 Heures Moto ont été le théâtre d'une bagarre hors du commun dans l'endurance mondiale. Tous les favoris ont rencontré des problèmes de différentes natures, les menant, pour certains, à l'élimination dans la course au titre mondial. La bagarre dans la catégorie Superstock a elle aussi été des plus vives.

La donne parmi les favoris a changé dès les premiers tours. David Checa est parti à la faute par deux fois, éliminant le Yamaha n°94 du GMT 94 des avants postes, du moins pour un temps.

Dans la foulée, Vincent Philippe sur la Suzuki n°1 chutait également. En moins de quinze minutes de course deux des meilleures équipes laissaient le champ libre à la concurrence. La Kawasaki n°11 de Grégory Leblanc, Fabien Foret et Nicolas Salchaud s'installant en tête, suivie de la BMW n°99 de Sébastien Gimbert, Sylvain Barrier et Josh Waters.

Fabien Foret sur Kawasaki était percuté peu avant la tombée de la nuit, laissant la marque bavaroise prendre le large. Un début de nuit qui allait être marqué par un accident important, aux alentours de 20h40, Simon Andrews a perdu le contrôle de la Honda TT Legend n°77 créant une succession de chutes impliquant sept machines. La course était alors placée sous régime de safety car le temps d'éliminer les traces d'huile qui recouvraient la piste du virage de la Chapelle au virage du Musée. A la fin de la neutralisation, la BMW officielle allait mener une bonne partie de la nuit subissant la pression de la Kawasaki n°11 revenue à moins d'un tour. Nouveau coup de théâtre lorsqu'à 5 heures du matin, la BMW n°99 abandonnait sur un problème de transmission. Un abandon dont n'allait pas profiter la Yamaha n°7 du YART, elle aussi contrainte à jeter l'éponge. Dès lors la Kawasaki n°11 des vainqueurs sortants allait menée bon train pour filer vers leur quatrième victoire consécutive.

Pendant ce temps, la Suzuki n°1 bien remise en piste grâce au travail acharné de ses mécaniciens allait chasser les points de la 12e place en catégorie EWC, suffisant pour ramener le titre de champion du monde d'endurance.

Au final, c'est une autre Suzuki, celle du R2CL qui monte sur la deuxième place du podium. Un résultat aussi espéré qu'inattendu pour l'équipe privée. La présence de Guy Martin dans l'équipe, auprès de Gwen Giabbanni (vainqueur des 24 Heures Moto en 2009) et du jeune pilote Dylan Buisson, concrétise une extraordinaire aventure humaine. Mais aussi un niveau de performance déjà remarqué aux 8 Heures de Suzuka.

Le podium est complété par la Yamaha du GMT 94 après une belle remontée au classement. Les hommes de Christophe Guyot ont connu différents déboires qui leurs ont probablement couté le titre mondial, mais peuvent se consoler en empochant toute fois le titre de Vice-Champion du Monde d'Endurance.

En catégorie Superstock la bataille a fait rage. C'est la Suzuki n°50 du Team Motors Events April Moto qui l'emporte en prenant aussi une très belle quatrième place au classement scratch. La Suzuki n°72 du Junior Team et la Kawasaki Louit Moto 33 complètent le podium de la catégorie.

Enfin, en catégorie Open, deux machines sur les trois engagées terminent l'épreuve. Et c'est la BMW n°56 de l'équipe RS Speedbikes Racing qui remporte la 36e édition des 24 Heures Moto.

Cette édition des 24 Heures Moto aura aussi été marquée par la belle aventure du Team AZ Moto n° 63. Associé à David Dumain et Stéphane Mézard, le champion olympique 2012 de saut à la perche, Renaud Lavillenie a réussi son pari insensé. Celui de courir et de franchir la ligne d'arrivée de la plus grande course d'endurance moto. Décrochant au passage la reconnaissance des autres pilotes.


Ils ont dit …

Kawasaki n°11, Team SRC Kawasaki, vainqueur des 24 Heures Moto

Grégory Leblanc :
« Bien sûr que l'on pensait gagner. Comme s'aime à le dire Fabien, "on n'est pas venu ici pour sucrer les fraises". Notre début de course était parfait, on est vite parti devant pour presser la Suzuki, on pensait que ça irait vite... mais Fabien a chuté. On se retrouve ensuite avec quatre tours de retard, et là ce n'est plus la même course. Jusqu'au coup de pouce du destin avec la casse et l'abandon de la BMW qui faisait la course en tête, qui nous a permis de prendre les devants. »

Nicolas Salchaud :
« Pour être honnête, je m'attendais à nous voir ici. Maintenant, c'était loin d'être gagné. J'ai eu la chance de finir quatrième au Bol d'Or, ce qui m'a permis de gagner sur les plans technique et humain. Et j'ai vu ce gain renforcé par les Essais Pré Mans qui se sont très bien passés, et où j'ai pu rouler aussi vite que mes deux autres collègues. »

Fabien Foret : « Cette victoire a une saveur toute particulière car je n'ai jamais gagné de 24 Heures Moto jusque-là. Je ne regrette pas d'être venu. Je suis arrivé avec une équipe où chacun a prouvé sa qualité, et j'y suis allé banco. Ce trophée je ne l'avais pas, et aujourd'hui je repars avec. C'est une course qui finit bien... C'est parfait. »


Suzuki n°2, Team R2CL, deuxième des 24 Heures Moto

Guy Martin :
« J'ai passé un super moment ici au Mans, ç'a été une supère opportunité que de courir avec R2CL. J'ai beaucoup appris, au contact de mes deux formidables équipiers. J'espère que je serai de nouveau là l'an prochain, peut-être à cette même place et devant ce public incroyable. »

Dylan Buisson : « On n'a rencontré aucun problème sur la course, grâce à toute l'équipe qui a été géniale »

Gwen Giabbani : « C'était un pari pour moi que de partir avec R2CL... Et je crois qu'aujourd'hui je peux dire qu'il est réussi. C'est encore un grand moment que je vis, car après une carrière dans l'officiel, il est rare d'enchainer avec le privé. Je suis super content d'avoir réussi quelque chose d'aussi bien au Mans. »


Yamaha n°94, Yamaha France – GMT 94 – Michelin Yamalube, troisième des 24 Heures Moto

Matthieu Lagrive :
« On a passé notre course à se battre pour remonter, et quand on était remonté on redescendait. Je n'ai jamais eu autant de problèmes pendant une course, donc finalement c'est pas mal. Un podium sur une course de 24 heures, ça fait longtemps que je l'attendais. J'ai de bonnes sensations, donc vous me reverrez l'an prochain. »

Kenny Foray : « C'est vrai que les déconvenues du SERT n'étaient pas prévisibles. De notre côté, ça n'a pas été facile non plus, et on a dû se battre plus contre nous même que contre d'autres pilotes. »

David Checa :
« Je ne sais pas quoi dire, c'est la première fois qu'en trois tours je chute deux fois. À cet endroit de la piste, ça glissait beaucoup. Ensuite on a eu plein d'autres soucis. C'était une course difficile. »


Suzuki n°1, SERT, 26e des 24 Heures Moto - Champion du Monde FIM D'Endurance

Vincent Philippe :
« Je ne m'attendais pas à cette configuration, à vrai dire, j'espérais la victoire en plus du titre. Alors que je me sentais à l'aise, j'ai fait des erreurs. J'ai fait une chute, et cela a eu de grosses conséquences. Une fuite d'huile, puis la fissure du radiateur, la surchauffe du moteur et on a dû changer le joint de culasse. Mais on a continué à y croire, l'équipe a démonté le moteur, ils ont fait un super boulot. Il y a peu d'équipes capables d'une telle détermination.
Même si on finit en beauté, il y a des regrets de ne pas avoir pu se battre avec la tête de la course alors qu'on en avait les moyens.
»

Julien Da Costa :
« Je suis venu au SERT car j'avais tout gagné, et je voulais le titre. J'avais besoin d'autre chose, de découvrir d'autres circuits, j'ai vécu une saison enrichissante, en Allemagne et au Japon. Tout était super, et là, la malédiction du Mans a encore frappé. Le résultat de la course n'est pas à la hauteur de nos espérances. Mais le titre, c'est miraculeux. »

Alexander Cudlin :
« Pour moi ça a été une grande expérience. Je suis arrivé en tant que pilote de réserve, et se voir offrir la possibilité de courir, c'est génial. J'étais très nerveux, mon job était de rouler sans prendre de risque, ne pas faire d'erreur, ne pas poser de problème à l'équipe, et je suis heureux d'avoir été capable de le faire.»


Informations : www.24h-moto.com
Facebook : 24 Heures Moto - ACO Official
Twitter : @24heuresmoto Hashtag : #24Hmoto





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