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WORLD-ENDURANCE.COM | 11.09.09 | 11:13 WORLD-ENDURANCE.COM | 11.09.09 | 11:13


Pour cette nouvelle épreuve, le MICHELIN Power Research Team a effectué de nouveaux tests de développement pneumatique, et grâce aux informations récoltées, se présentera au Bol d’Or avec une offre pneumatique remaniée, pour plus de performance.



Jean-Philippe Weber, quelle analyse faites-vous du projet Michelin Power Research Team à l’aube de ce 73e Bol d’Or ?

Jean-Philippe Weber : compte tenu de la jeunesse du projet qui, je tiens à le rappeler, est né en janvier dernier quand nous avons pris la décision d’engager une partie de nos capacités de développement directement en course, je peux dire qu’il a, pour l’instant, été majoritairement très positif.
D’un point de vue sportif tout d’abord, où la performance de l’ensemble team/pilote/pneumatique a été immédiate, avec notamment le doublé réalisé par nos partenaires, la Yamaha Austria et la Honda numéro 111 lors des 24 heures du Mans. Un niveau de performance pneumatique qui s’est ensuite confirmé sur les autres épreuves du championnat, et qui permet aujourd’hui au team YART, de viser le titre de champion du monde.
D’un point de vue technique maintenant, la saison du Michelin Power Research Team s’est inscrite dans une phase de progression constante. l’endurance est certainement l’une des disciplines qui demande le plus d’expérience pour pouvoir être performant. notre équipe a donc découvert la catégorie, en affichant pourtant un niveau de compétitivité assez élevé par rapport aux résultats obtenus jusqu’à maintenant.
De façon pragmatique, l’équipe 63 s’est rôdée sur les deux premières épreuves du Mans et d’Oschersleben. cela nous a permis de valider la capacité du team à recevoir de nouvelles solutions pneumatiques et contribuer à leur développement. ce n’est donc qu’à partir d’Albacete que le Michelin Power Research Team a vraiment pris toute sa mesure, en commençant à tester durant les essais, des pneumatiques différents de ceux utilisés par Yamaha Austria, avec pour objectif, l’amélioration de la performance pneumatique.
Donc, jusqu’à présent, la mission a été positive, même si je ne peux que regretter les chutes et incidents qui ne nous ont peut-être pas permis d’obtenir une valorisation sportive en termes de résultats. Mais j’espère bien que le prochain Bol d’Or répondra à cette attente.


Le travail du Michelin Power Research Team en compétition est-il foncièrement différent du développement
que vous effectuez en interne chez Michelin ?


Jean-Philippe Weber : Oui car les méthodes de travail sont complètement différentes. en interne, le matériel est d’abord plus proche d’une machine de Superbike que d’une machine d’endurance par exemple, ce qui induit un comportement et des contraintes du pneumatique très différents. en essais privés, on cherche à amener le pneu à son potentiel maximum en termes de grip, alors que sur la moto d’endurance, on va plus travailler sur la bande passante du pneumatique, c’est à dire la bande de roulement et les angles intermédiaires, sans bien sûr négliger l’adhérence, sur l’angle maximum. Dans cette optique, la recherche se concentre sur la longévité, la constance du pneumatique, mais aussi sa mise en régime. cette dernière est fondamentale, notamment en cas de neutralisation de course, comme on a pu le voir aux 24 heures du Mans par exemple. lorsque le Safety car s’efface, il faut que le pilote puisse disposer du plein potentiel de ses pneumatiques, le plus rapidement possible. il faut donc que la conception pneumatique intègre ce paramètre.


Quelle a été l’ampleur du transfert d’expertise acquise en Moto GP sur ce programme d’endurance ?

Jean-Philippe Weber : Je dirais que le plus visible est bien sûr la dimension des pneumatiques, puisque nous avons repris les dimensions que nous utilisions en Moto GP, à savoir le 16 pouces à l’avant et le 16,5 à l’arrière. ensuite, nos ingénieurs qui disposaient des bases de données de notre implication en Moto GP mais également dans d’autres disciplines, comme le Superbike, ont effectué un excellent travail de repositionnement à partir de ces éléments, puisqu’en début de saison, notre compétitivité a été démontrée par les performances de nos partenaires. ensuite, nous avons effectué je dirais, le travail classique de développement, à savoir de ces éléments, puisqu’en début de saison, notre compétitivité a été démontrée par les performances de nos partenaires. ensuite, nous avons effectué je dirais, le travail classique de développement, à savoir l’adaptation aux caractéristiques d’une moto d’endurance et des différents circuits du championnat.
En début de saison, nous avons travaillé progressivement et conjointement avec le team Yamaha Austria et aujourd’hui, le Michelin Power Research Team, qui a acquis la maturité nécessaire, travaille en décalé et par anticipation par rapport à cette équipe.


Justement comment gérez-vous ce travail de développement et quel est le délai de transfert de technologie entre le Michelin Power Research Team et votre partenaire ?

Jean-Philippe Weber : il me semble nécessaire de préciser tout d’abord que ce travail s’effectue dans une transparence totale entre les deux structures.
A tel point que William costes, pilote du MPRT, a pris le guidon de la Yamaha Austria durant les essais pré Bol d’Or, afin de valider une configuration pneumatique, car le pilote de notre partenaire était déjà en piste. clairement, aujourd’hui la situation nous permet de mettre à disposition une gamme de pneumatiques très performants et spécifiques pour notre partenaire, et dans le même temps, de travailler par anticipation sur notre machine. cependant, dans le cadre d’une course aussi longue que le Bol d’Or, rien ne nous interdit dans l’absolu, après validation sur notre machine durant l’épreuve, de faire profiter notre partenaire de cette évolution.
Donc, le délai de transfert peut être réduit au minimum. A contrario, notre développement en course peut très bien ne se retrouver que sur l’épreuve suivante dans la dotation de notre partenaire, dans le cas où il nous nous semblerait nécessaire de valider cette évolution, par rapport aux caractéristiques techniques de leur machine.


Vous faites référence à un transfert de technologie quasi immédiat entre votre machine et celle de votre partenaire. est-ce que cela sera le cas dans le cadre de ce 73e Bol d’Or, sachant que la Yamaha Austria y jouera l’obtention du titre de champion du monde, ce qui peut imposer une certaine prudence ?

Jean-Philippe Weber : Foncièrement, la question ne se pose pas ainsi pour cette course. Tout simplement parce que nous avons profité des essais pré Bol d’Or, pour valider la dotation spécifique dont disposera la Yamaha durant la course. en revanche, notre machine aura pour objectif de valider certaines options qui seront transférées à moyen terme, c’est-à-dire pour le Qatar, sur la machine du team Yamaha Austria.


Est-ce que l’obtention du titre de champion du monde de la discipline dès la première année était l’objectif clairement avoué, lorsque vous avez décidé de vous engager en endurance ?

Jean-Philippe Weber : Pour être franc, l’objectif était de terminer cette première année d’implicationdans le top 3. il s’est avéré ensuite que la performance, encore une fois grâce à tout le travail d’analyse et d’anticipation réalisé par les ingénieurs Michelin, était présente dès la première épreuve, ce qui nous a permis de la remporter. Donc, cela a été quelque peu supérieur à nos espérances.
Mais attention, si toutefois nous parvenons à obtenir le titre de champion du monde cette saison, le plus dur sera de le confirmer en 2010.


Pour ce 73e Bol d’Or, Matthieu lagrive, quadruple vainqueur de l’épreuve et également quadruple champion du monde, va rejoindre le Michelin Power Research Team. Quelles sont vos attentes vis-à-vis de sa présence, et n’y a t-il pas contradiction avec l’objectif premier du MPRT qui est d’assurer le développement des pneumatiques Michelin en condition de course ?

Jean-Philippe Weber : Pas du tout, car si nous recherchions la performance absolue, nous aurions très bien pu modifier plus en profondeur notre équipage. la présence de Matthieu a été souhaitée par le team 63 parce que nous voulons profiter de son expertise et de son expérience dans la discipline. cela va nous obliger à encore hausser notre niveau d’implication. De plus, Matthieu est un garçon excessivement performant en piste mais qui a surtout l’avantage de rester simple et de toujours être calme et détendu. il apporte de la sérénité dans le team ce qui, sur une course d’endurance, est un atout majeur. Un Bol d’Or, ce n’est pas une course de vitesse. il faut savoir se détacher de l’enjeu, pour justement être à la fois performant et sûr.


Michelin

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